Inconnu
Proverbe chinois.
Alexandre DUMAS
J. L. FOURNIER (Mon dernier cheveu noir)
Xavier de Maistre
Laure CONAN
?
Une robe de femme, doit être comme une plaidoirie : assez longue pour couvrir le sujet, assez courte pour être suivie.
(Anonyme)Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent; les autres sont célibataires.
Charles Baudelaire
Pierre DAC
Emily DICKINSON
Albert MEMMI
"Une Question est stupide tant qu'elle n'est pas posée"
Proverbe chinois...EDITORIAL 3
"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Si l'envie lui prenait de m'étrangler ? Sait-on jamais ? Je perdrais tous mes moyens, si derechef, je voulais crier à l'aide !
Mon cœur bat très fort. J'ai du mal à garder mon calme. Voilà qui n'est pas banal. Je ne peux crier, médusée par le sentiment de peur. Je tends l'oreille espérant un indice. Aucun bruit n'est perceptible. Je ne peux ouvrir la bouche de peur d'être attaquée. Je sens une présence dans la chambre. Mais qui ? Il doit me croire endormie. Je ne bouge pas. Comment a-t-il pu entrer dans la maison ? Toutes les portes sont fermées à clés. Du moins je le crois. Oh ! Stupeur ! En bougeant doucement, le contact d'une main posée sur mon lit me fait frémir. C'est inquiétant, même très inquiétant pour moi. La sensation d'être deux dans la chambre me rend fébrile. Toute la maisonnée dort à poing fermé. Je me démène mentalement comme un beau diable pour me sortir de cette impasse. Aucun doute possible, je sens une présence près de moi. Je ne suis pas seule. J'en ai la respiration coupée. Les yeux grands ouverts, je ne vois rien. Cette nuit pas de lune, pas de lumière à travers le vitrail. Malheureusement, je dois m'armer de courage afin d'élucider ce mystère. Déchiffrer cette énigme me paraît difficile dans le noir, sans clair de lune. Je dois prendre les grands moyens pour affronter ce maraudeur. J'ai un visiteur dans ma chambre. Je dois agir très vite. J'ai une peur bleue, mais mon courage me stimule. Je glisse comme une anguille pour atteindre l'interrupteur, sur le mur, au pied de mon lit. Tout à coup, j'entends, près de mon lit, le glissement d'un corps sur le sol. Ce léger frémissement est presque imperceptible, ce qui me rend nerveuse. Cet individu, me semble-t-il, a jugé bon de s'étendre parterre, près de mon lit. Doucement, comme un ver, je tente le tout pour le tout pour atteindre l'interrupteur. Hourra ! Je réussis l'exploit que j'avais formulé mentalement. J'allume promptement la lumière. Oh ! Durant une seconde, j'ai le souffle coupé. Je reprends mes esprits tant bien que mal avant d'appeler au secours. Un individu, à demi dévêtu, git sur le sol, près du lit. Il fait semblant d'être ivre. Il ne bouge pas. Un voleur ? Par où est-il entré ? Je hurle de terreur. Ma mère, réveillée en sursaut, se demande ce qui m'arrive. Ma grand-mère maternelle, en visite chez nous, dormait du sommeil du juste. À m'entendre crier, elle ne fut pas longue à me rejoindre en même temps que maman. À cet instant, ma perception de peur se transforma en cauchemar. J'étais prise de panique à l'idée de ce qui aurait pu réellement m'arriver. Me suis-je réveillée à temps pour empêcher un vol ? Ou pire ? Que sais-je ? Ma grand-mère me rassura, avec une immense tendresse. Je l'avais démasqué avec rapidité. Il n'avait donc pas eu le temps d'accomplir son forfait comme il croyait. Toute la famille était debout cherchant à comprendre ce mystère posé par ce voleur dans ma chambre. Les yeux encore plein de sommeil, maman ne réalisa pas de suite, la présence de l'intrus. Elle crut que mon frère Albert (15 ans) était tout à coup devenu somnambule. S'approchant doucement, elle essaya de lui parler.
-Mon fils, que fais-tu parterre ?
S'introduire dans la maison était, pour lui, un jeu d'enfant. Il connaissait tous les recoins depuis qu'il venait, chaque semaine, encaisser le montant de sa facture. On aurait pu faire n'importe quelles suppositions, rien n'apparaissait plausible. Toujours la même question revenait comme un leitmotiv. Par où était-il rentré ? Maman restait soucieuse. La présence de cet étranger dans ma chambre la laissa perplexe. On aurait dit qu'elle venait de recevoir une gifle magistrale dont elle s'attendait le moins. Ma mère était dure d'oreille et avait du mal à comprendre les agissements de ce malotru. Le vol était sûrement ce qu'il cherchait à faire. L'armoire de mon père est à portée de main. Cette fois, bien réveillée, maman se mit à le secouer comme un chiffon sale. Elle était tellement en colère qu'elle ne voulait plus le lâcher.
-Que fais-tu ici, à cette heure de la nuit, Sale bandit ? Par où es-tu rentré ? Réponds !
Mais il resta muet, prétextant une amnésie. Tout à coup, il se mit à baragouiner des mots en arabe qu'on ne comprenait pas. Maman le tenait avec force en essayant d'en tirer avantage. Petit à petit, il dû comprendre qu'il valait mieux s'exprimer. Mais il continua à faire semblant de n'y rien comprendre. Il finit par admettre qu'il ne se souvenait de rien. Aussitôt, ma mère devint rouge de colère.
-Ah, tu as perdu la mémoire !
Elle le secouait si fort qu'elle faillit l'étrangler.
-J'ai trop bu d'alcool, je ne sais pas où je suis. Pardonne-moi, Madame, dit-il d'un air apeuré. Vous pouvez réagir ICI
"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Si l'envie lui prenait de m'étrangler ? Sait-on jamais ? Je perdrais tous mes moyens, si derechef, je voulais crier à l'aide !
Mon cœur bat très fort. J'ai du mal à garder mon calme. Voilà qui n'est pas banal. Je ne peux crier, médusée par le sentiment de peur. Je tends l'oreille espérant un indice. Aucun bruit n'est perceptible. Je ne peux ouvrir la bouche de peur d'être attaquée. Je sens une présence dans la chambre. Mais qui ? Il doit me croire endormie. Je ne bouge pas. Comment a-t-il pu entrer dans la maison ? Toutes les portes sont fermées à clés. Du moins je le crois. Oh ! Stupeur ! En bougeant doucement, le contact d'une main posée sur mon lit me fait frémir. C'est inquiétant, même très inquiétant pour moi. La sensation d'être deux dans la chambre me rend fébrile. Toute la maisonnée dort à poing fermé. Je me démène mentalement comme un beau diable pour me sortir de cette impasse. Aucun doute possible, je sens une présence près de moi. Je ne suis pas seule. J'en ai la respiration coupée. Les yeux grands ouverts, je ne vois rien. Cette nuit pas de lune, pas de lumière à travers le vitrail. Malheureusement, je dois m'armer de courage afin d'élucider ce mystère. Déchiffrer cette énigme me paraît difficile dans le noir, sans clair de lune. Je dois prendre les grands moyens pour affronter ce maraudeur. J'ai un visiteur dans ma chambre. Je dois agir très vite. J'ai une peur bleue, mais mon courage me stimule. Je glisse comme une anguille pour atteindre l'interrupteur, sur le mur, au pied de mon lit. Tout à coup, j'entends, près de mon lit, le glissement d'un corps sur le sol. Ce léger frémissement est presque imperceptible, ce qui me rend nerveuse. Cet individu, me semble-t-il, a jugé bon de s'étendre parterre, près de mon lit. Doucement, comme un ver, je tente le tout pour le tout pour atteindre l'interrupteur. Hourra ! Je réussis l'exploit que j'avais formulé mentalement. J'allume promptement la lumière. Oh ! Durant une seconde, j'ai le souffle coupé. Je reprends mes esprits tant bien que mal avant d'appeler au secours. Un individu, à demi dévêtu, git sur le sol, près du lit. Il fait semblant d'être ivre. Il ne bouge pas. Un voleur ? Par où est-il entré ? Je hurle de terreur. Ma mère, réveillée en sursaut, se demande ce qui m'arrive. Ma grand-mère maternelle, en visite chez nous, dormait du sommeil du juste. À m'entendre crier, elle ne fut pas longue à me rejoindre en même temps que maman. À cet instant, ma perception de peur se transforma en cauchemar. J'étais prise de panique à l'idée de ce qui aurait pu réellement m'arriver. Me suis-je réveillée à temps pour empêcher un vol ? Ou pire ? Que sais-je ? Ma grand-mère me rassura, avec une immense tendresse. Je l'avais démasqué avec rapidité. Il n'avait donc pas eu le temps d'accomplir son forfait comme il croyait. Toute la famille était debout cherchant à comprendre ce mystère posé par ce voleur dans ma chambre. Les yeux encore plein de sommeil, maman ne réalisa pas de suite, la présence de l'intrus. Elle crut que mon frère Albert (15 ans) était tout à coup devenu somnambule. S'approchant doucement, elle essaya de lui parler.
-Mon fils, que fais-tu parterre ?
S'introduire dans la maison était, pour lui, un jeu d'enfant. Il connaissait tous les recoins depuis qu'il venait, chaque semaine, encaisser le montant de sa facture. On aurait pu faire n'importe quelles suppositions, rien n'apparaissait plausible. Toujours la même question revenait comme un leitmotiv. Par où était-il rentré ? Maman restait soucieuse. La présence de cet étranger dans ma chambre la laissa perplexe. On aurait dit qu'elle venait de recevoir une gifle magistrale dont elle s'attendait le moins. Ma mère était dure d'oreille et avait du mal à comprendre les agissements de ce malotru. Le vol était sûrement ce qu'il cherchait à faire. L'armoire de mon père est à portée de main. Cette fois, bien réveillée, maman se mit à le secouer comme un chiffon sale. Elle était tellement en colère qu'elle ne voulait plus le lâcher.
-Que fais-tu ici, à cette heure de la nuit, Sale bandit ? Par où es-tu rentré ? Réponds !
Mais il resta muet, prétextant une amnésie. Tout à coup, il se mit à baragouiner des mots en arabe qu'on ne comprenait pas. Maman le tenait avec force en essayant d'en tirer avantage. Petit à petit, il dû comprendre qu'il valait mieux s'exprimer. Mais il continua à faire semblant de n'y rien comprendre. Il finit par admettre qu'il ne se souvenait de rien. Aussitôt, ma mère devint rouge de colère.
-Ah, tu as perdu la mémoire !
Elle le secouait si fort qu'elle faillit l'étrangler.
-J'ai trop bu d'alcool, je ne sais pas où je suis. Pardonne-moi, Madame, dit-il d'un air apeuré. Vous pouvez réagir ICI