Inconnu
Proverbe chinois.
Alexandre DUMAS
J. L. FOURNIER (Mon dernier cheveu noir)
Xavier de Maistre
Laure CONAN
?
Une robe de femme, doit être comme une plaidoirie : assez longue pour couvrir le sujet, assez courte pour être suivie.
(Anonyme)Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent; les autres sont célibataires.
Charles Baudelaire
Pierre DAC
Emily DICKINSON
Albert MEMMI
"Une Question est stupide tant qu'elle n'est pas posée"
Proverbe chinois...EDITORIAL 3
"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Précédemment : La France voulut apporter au Maroc un air de renouveau. Un chef arabe, jugeant mal la venue d'étrangers dans son pays, fit la guerre à l'armée française. Ce fut la guerre du Rif (Montagnes du moyen Atlas).
Le chef arabe, Abdelkrim perdit la face et se réfugia en Égypte. L'arrivée des français fit cesser les guerres fratricides entre deux clans, cousins, les Ouissam Alaouite, sultan du Maroc et les Glaoui, installés dans le Sud marocain. Par le traité de Fez, en 1912, le Maroc devenait protectorat français. Le Maréchal Hubert Lyautey, signataire du traité de Fèz, avait fait de ce pays un territoire français. Homme légendaire de la guerre du Rif et pacifiste du Maroc Oriental, le Maréchal Lyautey a su maintenir l'image de la France en modernisant les infrastructures dans la région. Il respecta, également, les institutions du sultanat. Les marocains conservèrent donc leur culture ancestrale : l'Islam et leur mentalité antique. Depuis 1912, Le Maroc prit un essor considérable. Le développement économique du pays s'intensifia grâce à l'arrivée de colons français. Du nord au sud du pays, les français contribuèrent à l'enrichissement de la zone sous protectorat. Des villes modernes ont vu le jour : le chemin de fer marocain et l'électricité, hôtel de ville, contrôle civil, des cités entières prirent naissance. Les français avaient bâti d'immenses casernes pour y loger des bataillons, le service militaire étant à l'époque obligatoire. Les recrues venaient de la France pour occuper ces casernes. De ce fait, la population augmenta ; le service militaire terminé, beaucoup de jeunes formèrent une famille et s'installèrent définitivement dans le pays. La population française craignant le pire, prenait les bateaux d'assaut pour sortir de leur pays en guerre. Jusqu'au jour, où l'on vit arriver sur notre territoire, une cargaison humaine, que des bateaux quittant le port du Havre déchargèrent chez nous. Cette arrivée massive nous permit de faire connaissance avec la réalité actuelle : les horreurs de la guerre. Profitant des vacances scolaires, le maire de la ville aménagea les salles de cours de l'école du Port, pour loger tout ce monde. La peur de l'ennemie les poursuivait encore. Mais loin du théâtre des combats, la ville reprit ses occupations quotidiennes. L'amertume de ces réfugiés, déplacés de chez eux avec perte et fracas, n'était pas une mince affaire pour la population de Port-Lyautey. Une aide efficace, de toute une population, était nécessaire à la vie de la communauté. Avec la guerre, des tickets de rationnement avaient été distribués par la ville. Le matin, très tôt, la population faisait la queue, des heures entières, devant les portes des magasins. Parfois on s'en allait bredouille; il n'y en avait pas pour tout le monde. Une commission allemande nazi avait été dépêchée auprès du Sultan afin d'y mettre leur nez dans les affaires de l'État marocain. Le roi ne se laissa pas intimidé, mais il eut poings et mains liés dans certains cas. Les nazis savaient qu'ils pouvaient compter sur les français; leur présence au Maroc le prouvait. En 1941, je fus sommée de quitter le lycée. J'étais de confession juive et n'avais donc pas le droit de m'instruire. D'autres sévices nous tombèrent sur la tête. Le Monarque, dans sa bonté, nous a évité le pire. Faute de mieux, je m'impliquai dans le bénévolat.
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"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Précédemment : La France voulut apporter au Maroc un air de renouveau. Un chef arabe, jugeant mal la venue d'étrangers dans son pays, fit la guerre à l'armée française. Ce fut la guerre du Rif (Montagnes du moyen Atlas).
Le chef arabe, Abdelkrim perdit la face et se réfugia en Égypte. L'arrivée des français fit cesser les guerres fratricides entre deux clans, cousins, les Ouissam Alaouite, sultan du Maroc et les Glaoui, installés dans le Sud marocain. Par le traité de Fez, en 1912, le Maroc devenait protectorat français. Le Maréchal Hubert Lyautey, signataire du traité de Fèz, avait fait de ce pays un territoire français. Homme légendaire de la guerre du Rif et pacifiste du Maroc Oriental, le Maréchal Lyautey a su maintenir l'image de la France en modernisant les infrastructures dans la région. Il respecta, également, les institutions du sultanat. Les marocains conservèrent donc leur culture ancestrale : l'Islam et leur mentalité antique. Depuis 1912, Le Maroc prit un essor considérable. Le développement économique du pays s'intensifia grâce à l'arrivée de colons français. Du nord au sud du pays, les français contribuèrent à l'enrichissement de la zone sous protectorat. Des villes modernes ont vu le jour : le chemin de fer marocain et l'électricité, hôtel de ville, contrôle civil, des cités entières prirent naissance. Les français avaient bâti d'immenses casernes pour y loger des bataillons, le service militaire étant à l'époque obligatoire. Les recrues venaient de la France pour occuper ces casernes. De ce fait, la population augmenta ; le service militaire terminé, beaucoup de jeunes formèrent une famille et s'installèrent définitivement dans le pays. La population française craignant le pire, prenait les bateaux d'assaut pour sortir de leur pays en guerre. Jusqu'au jour, où l'on vit arriver sur notre territoire, une cargaison humaine, que des bateaux quittant le port du Havre déchargèrent chez nous. Cette arrivée massive nous permit de faire connaissance avec la réalité actuelle : les horreurs de la guerre. Profitant des vacances scolaires, le maire de la ville aménagea les salles de cours de l'école du Port, pour loger tout ce monde. La peur de l'ennemie les poursuivait encore. Mais loin du théâtre des combats, la ville reprit ses occupations quotidiennes. L'amertume de ces réfugiés, déplacés de chez eux avec perte et fracas, n'était pas une mince affaire pour la population de Port-Lyautey. Une aide efficace, de toute une population, était nécessaire à la vie de la communauté. Avec la guerre, des tickets de rationnement avaient été distribués par la ville. Le matin, très tôt, la population faisait la queue, des heures entières, devant les portes des magasins. Parfois on s'en allait bredouille; il n'y en avait pas pour tout le monde. Une commission allemande nazi avait été dépêchée auprès du Sultan afin d'y mettre leur nez dans les affaires de l'État marocain. Le roi ne se laissa pas intimidé, mais il eut poings et mains liés dans certains cas. Les nazis savaient qu'ils pouvaient compter sur les français; leur présence au Maroc le prouvait. En 1941, je fus sommée de quitter le lycée. J'étais de confession juive et n'avais donc pas le droit de m'instruire. D'autres sévices nous tombèrent sur la tête. Le Monarque, dans sa bonté, nous a évité le pire. Faute de mieux, je m'impliquai dans le bénévolat.
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