Inconnu
Proverbe chinois.
Alexandre DUMAS
J. L. FOURNIER (Mon dernier cheveu noir)
Xavier de Maistre
Laure CONAN
?
Une robe de femme, doit être comme une plaidoirie : assez longue pour couvrir le sujet, assez courte pour être suivie.
(Anonyme)Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent; les autres sont célibataires.
Charles Baudelaire
Pierre DAC
Emily DICKINSON
Albert MEMMI
"Une Question est stupide tant qu'elle n'est pas posée"
Proverbe chinois...EDITORIAL 3
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"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.
Précédemment : Et la vie continue jusqu'au jour où....ma vie bascula...
Matière à réflexion :
À 18 ans, j'étais encore une jeune fille sans histoire. Pas d'amoureux ! À cet âge on a des rêves plein la tête ! Moi, aussi, j'en avais. Je lisais des romans à l'eau de rose d'Alexandre Dumas. Ses intrigues et ses aventures amoureuses me passionnaient. Je méditai sur mon passé et mon avenir, mais je n'étais pas pressée de rendre ma liberté au diable. Enfant, j'aimais les livres d'histoire, d'aventures, et toute la série de l'auteur et plus. Je me prêtais au jeu, rêvant d'un beau et vaillant jeune homme, séduisant, sympathique, me prenant la main, me parlant d'amour. J'étais jeune et les histoires que je lisais me faisaient rêver.
L'homme dont je rêvais, serait exceptionnel. Un être au grand cœur. Sincère dans ses gestes et ses paroles. Un parfait gentleman. Un adonis, en somme. Incertaine de mon destin, mon existence se passait sans encombre. À 23 ans, je ne disais que le sort m'avait oublié. À cet âge, je cherchais encore celui qui ferait battre mon cœur. Rien ne sert de courir... Il me semblait que le ciel me tombait sur la tête, ce jour-là. Une rencontre fortuite me mis en présence d'une créature de rêve. Pendant un moment, il ne me quitta pas des yeux. Son regard était insistant. J'étais médusée. Son charisme obnubilait mon esprit. Je chavirai sous son charme sans pouvoir réagir. J'essayai, maladroitement, de cacher mon émotion dans lequel sa présence me plongeait. Il s'approcha de moi et voulu me parler. Je restai bouche bée devant son air bienveillant. La flèche de .Cupidon est passée par là ! Pensai-je. Ma respiration entrecoupée en disait long. À mes yeux, j'avais devant moi le plus beau spécimen d'un homme jeune, beau, grand, dont ses yeux d'un verts-gris me fascinaient. Est-ce cela le coup de foudre ? J'étais accompagnée de mes deux sœurs. Devant l'insistance de ce jeune homme, elles se mirent à rire. Je m'offusque de leur attitude.
- Qu'est-ce qui vous prend à rire, vous deux ?
- Tu ne vois rien ? Il est derrière toi !
Son insistance ne me gênait pas du tout. Sa voix, douce et caressante, m'attira comme un aimant. Je finis par le rencontrer le lendemain pour une promenade. Il continua à me fréquenter tant il avait du plaisir à me revoir. Au fur et à mesure du temps nos relations commencèrent à devenir plus sérieuses.
Nous nous étions rencontrés, la première fois, devant l'esplanade de la mairie, où une parade militaire attirait les curieux. C'était un 14 juillet. Avec mes sœurs, nous étions allées voir la fête. Il habite chez ses parents. Il est né à Port-Lyautey mais on ne se connaissait pas. Nous étions au même lycée, sans jamais nous rencontrer. Il travaillait hors de la ville. J'allais à sa rencontre, au car des voyageurs. Nous étions heureux de ces moments de liberté. Lors d'un voyage, à Rabat, j'empruntai le même autobus de retour que lui. Il me présenta ses collègues d'un air joyeux. Le lendemain, tout fier, il me dit : -Mes collègues t'ont trouvé charmante, mignonne et très sympathique. Ma mère voyait cette idylle sans conséquence. Durant les jours de congés, il venait me chercher chez moi pour une promenade à vélo ou à pied. C'était pour moi des moments agréables où je voyais mon avenir dans un cadre merveilleux. Mon emploi de secrétaire, dans l'agence Lemoine, me permis de m'initier aux rudiments de ce domaine. Les affaires prenant de l'expansion, deux jeunes avocats stagiaires se joignirent à nous. Madame Lemoine me considéra comme une amie. Sa confiance en moi était totale. Un dimanche matin, cette dame me proposa de l'accompagner à Rabat. J'acceptai son offre. Sans réfléchir, espérant être rentrée dans le courant de l'après-midi. La matinée se passa rapidement et l'après-midi tirait à sa fin quand je remarquai l'heure. J'étais sur des charbons ardents. Oh ! La, la, il est déjà 5 h ? Et Jean doit m'attendre chez moi ! Je n'osai rien dire à ce couple qui battait de l'aile.
Pendant ce temps, mon tendre ami demeura patiemment à faire les cent pas devant ma porte jusqu'à mon retour tard dans l'après-midi. Je m'excusai de ce retard mais il me prit dans ses bras avec passion. Les jours passèrent dans un climat de joie et de douceur. L'avenir est indécis, pour l'heure, mais rien ne presse quand l'amour nous tient. Puis un jour sa mère mit une fin entre nous. Il ne résista pas à son jugement. Il était malheureux mais il respectait sa mère. Elle lui présenta une jeune-fille dont elle connaissait la famille. Le destin s'acharne souvent à semer des embûches insurmontables. L'obstacle est de taille. Mes larmes coulent sans que je puisse les arrêter. Mon beau rêve a pris l'eau.
Mon amoureux m'avait quitté mais il ne m'avait pas oublié.
Vous pouvez réagir ICI
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"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.
Précédemment : Et la vie continue jusqu'au jour où....ma vie bascula...
Matière à réflexion :
À 18 ans, j'étais encore une jeune fille sans histoire. Pas d'amoureux ! À cet âge on a des rêves plein la tête ! Moi, aussi, j'en avais. Je lisais des romans à l'eau de rose d'Alexandre Dumas. Ses intrigues et ses aventures amoureuses me passionnaient. Je méditai sur mon passé et mon avenir, mais je n'étais pas pressée de rendre ma liberté au diable. Enfant, j'aimais les livres d'histoire, d'aventures, et toute la série de l'auteur et plus. Je me prêtais au jeu, rêvant d'un beau et vaillant jeune homme, séduisant, sympathique, me prenant la main, me parlant d'amour. J'étais jeune et les histoires que je lisais me faisaient rêver.
L'homme dont je rêvais, serait exceptionnel. Un être au grand cœur. Sincère dans ses gestes et ses paroles. Un parfait gentleman. Un adonis, en somme. Incertaine de mon destin, mon existence se passait sans encombre. À 23 ans, je ne disais que le sort m'avait oublié. À cet âge, je cherchais encore celui qui ferait battre mon cœur. Rien ne sert de courir... Il me semblait que le ciel me tombait sur la tête, ce jour-là. Une rencontre fortuite me mis en présence d'une créature de rêve. Pendant un moment, il ne me quitta pas des yeux. Son regard était insistant. J'étais médusée. Son charisme obnubilait mon esprit. Je chavirai sous son charme sans pouvoir réagir. J'essayai, maladroitement, de cacher mon émotion dans lequel sa présence me plongeait. Il s'approcha de moi et voulu me parler. Je restai bouche bée devant son air bienveillant. La flèche de .Cupidon est passée par là ! Pensai-je. Ma respiration entrecoupée en disait long. À mes yeux, j'avais devant moi le plus beau spécimen d'un homme jeune, beau, grand, dont ses yeux d'un verts-gris me fascinaient. Est-ce cela le coup de foudre ? J'étais accompagnée de mes deux sœurs. Devant l'insistance de ce jeune homme, elles se mirent à rire. Je m'offusque de leur attitude.
- Qu'est-ce qui vous prend à rire, vous deux ?
- Tu ne vois rien ? Il est derrière toi !
Son insistance ne me gênait pas du tout. Sa voix, douce et caressante, m'attira comme un aimant. Je finis par le rencontrer le lendemain pour une promenade. Il continua à me fréquenter tant il avait du plaisir à me revoir. Au fur et à mesure du temps nos relations commencèrent à devenir plus sérieuses.
Nous nous étions rencontrés, la première fois, devant l'esplanade de la mairie, où une parade militaire attirait les curieux. C'était un 14 juillet. Avec mes sœurs, nous étions allées voir la fête. Il habite chez ses parents. Il est né à Port-Lyautey mais on ne se connaissait pas. Nous étions au même lycée, sans jamais nous rencontrer. Il travaillait hors de la ville. J'allais à sa rencontre, au car des voyageurs. Nous étions heureux de ces moments de liberté. Lors d'un voyage, à Rabat, j'empruntai le même autobus de retour que lui. Il me présenta ses collègues d'un air joyeux. Le lendemain, tout fier, il me dit : -Mes collègues t'ont trouvé charmante, mignonne et très sympathique. Ma mère voyait cette idylle sans conséquence. Durant les jours de congés, il venait me chercher chez moi pour une promenade à vélo ou à pied. C'était pour moi des moments agréables où je voyais mon avenir dans un cadre merveilleux. Mon emploi de secrétaire, dans l'agence Lemoine, me permis de m'initier aux rudiments de ce domaine. Les affaires prenant de l'expansion, deux jeunes avocats stagiaires se joignirent à nous. Madame Lemoine me considéra comme une amie. Sa confiance en moi était totale. Un dimanche matin, cette dame me proposa de l'accompagner à Rabat. J'acceptai son offre. Sans réfléchir, espérant être rentrée dans le courant de l'après-midi. La matinée se passa rapidement et l'après-midi tirait à sa fin quand je remarquai l'heure. J'étais sur des charbons ardents. Oh ! La, la, il est déjà 5 h ? Et Jean doit m'attendre chez moi ! Je n'osai rien dire à ce couple qui battait de l'aile.
Pendant ce temps, mon tendre ami demeura patiemment à faire les cent pas devant ma porte jusqu'à mon retour tard dans l'après-midi. Je m'excusai de ce retard mais il me prit dans ses bras avec passion. Les jours passèrent dans un climat de joie et de douceur. L'avenir est indécis, pour l'heure, mais rien ne presse quand l'amour nous tient. Puis un jour sa mère mit une fin entre nous. Il ne résista pas à son jugement. Il était malheureux mais il respectait sa mère. Elle lui présenta une jeune-fille dont elle connaissait la famille. Le destin s'acharne souvent à semer des embûches insurmontables. L'obstacle est de taille. Mes larmes coulent sans que je puisse les arrêter. Mon beau rêve a pris l'eau.
Mon amoureux m'avait quitté mais il ne m'avait pas oublié.
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