Inconnu
Proverbe chinois.
Alexandre DUMAS
J. L. FOURNIER (Mon dernier cheveu noir)
Xavier de Maistre
Laure CONAN
?
Une robe de femme, doit être comme une plaidoirie : assez longue pour couvrir le sujet, assez courte pour être suivie.
(Anonyme)Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent; les autres sont célibataires.
Charles Baudelaire
Pierre DAC
Emily DICKINSON
Albert MEMMI
"Une Question est stupide tant qu'elle n'est pas posée"
Proverbe chinois...EDITORIAL 3
"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.
Précédemment : Son comportement me laissa indifférente. Je savais que mon ménage battait de l'aile.
Un départ précipité :
Après la guerre, un vent de folie changea le cours de ma vie. Le Maroc avait changé de statut. Je devais quitter ce pays qui n'était plus le mien. Avec les événements du Maroc, mon destin prit un tournant déterminant dans ma vie. En 1961, je quittai le pays pour la France. Dans ce nouveau pays, mon mari avait du mal à s'adapter. Pourtant son départ du Maroc à la sauvette aurait dû le faire réfléchir. Mais non ! Il a fallu l'amitié d'un inspecteur marocain pour lui faire comprendre qu'il était indésirable au Maroc. Le poste qui m'était attribué me convenait à peine. Il me fallait étudier si je voulais progresser. Une école d'administration me tendait les bras. Je m'y jetai à corps perdu. Ma vie professionnelle me passionnait pour sa diversité. Les collègues s'étaient rapprochées avec gentillesse et douceur. J'avais acquis la certitude que leur amitié me donnait des ailes. La France avait quelque chose de palpitant : égalité, fraternité. Je découvrais Paris, ville lumière, et son histoire de France apprise à l'école. Je décidai d'occuper mes loisirs en m'impliquant à des cours et à des concours de l'administration. Le but assigné me permit de réussir mieux ma carrière. Mes enfants avaient aussi besoin de moi. Leurs devoirs à faire étaient ma priorité. Puis une fois dans leur lit, je pouvais étudier jusqu'à une heure du matin. Je travaillais loin de ma résidence. Le matin je prenais le train pour la gare du Nord, puis l'autobus ou le métro pour le Palais Royal. Mon mari travaillait à Argenteuil à la CTU. Tôt le matin, il partait à son travail, et revenait se reposer vers 10 h à la maison, puis reprenait son travail dans la journée. I1 était libre le midi pour déjeuner avec les enfants. Mais sa patience avait des limites. Toujours sévère, sans jamais une gentillesse ni gâterie, la peur se lisait sur leur visage. Ils n'ont pas eu la vie facile avec leur père. Toujours grincheux et arrogant, les pauvres enfants le craignaient énormément. Mes responsabilités étaient mes principales obligations envers mes enfants. Je n'ai pu les satisfaire complètement étant moi-même absente du logis. Notre existence n'a pas toujours été triste. Il y eut, aussi, des jours très agréables sans la présence du père. Nos activités nous procuraient la joie d'être ensemble, mes enfants et moi. La vie s'effectua au cours des années, en voyages, en excursions dont les découvertes avaient une valeur fondamentale pour nous.
Les voyages en famille :
Au début de mon installation, en France, je gardai mes enfants à la maison durant les grandes vacances scolaires. Un jour, mes collègues m'informèrent des colonies de vacances du Ministère. La première année, j'eus du mal à les inscrire, même eux ne voulait rien savoir. J'adhérai, tout de même, à l'idée de mes collègues. J'envoyai mes enfants dans des colonies où l'ambiance avait de quoi les réjouir. Henry visita l'Angleterre durant un mois. Bernard visita la Corse. Son plus beau souvenir, la traversée de la méditerranée. Marie-Claire, trop jeune, en Savoie et la traversée du lac Léman. À l'âge de 18 ans, ma fille devint monitrice, à la demande de la Direction du Trésor dont j'étais employée. D'autres souvenirs dont je me souviens. Les diners au restaurant avec ma fille, à Paris, quand elle n'avait pas cours au Lycée d'Enghien. Le Théâtre Mogador, à Paris, le dimanche après-midi ! Que de moments agréables ensemble ! Le printemps se transforma en un été plein de douceur et aux nuits lumineuses. J'en profitai pour décider des vacances en Espagne, avec mes enfants. La Costa Brava nous tendit les bras. Ce fut un mois de rêve où mes enfants se sentaient libre de toute contrainte. Le père n'était pas là. De retour, chez nous, la vie reprit normalement. L'automne arriva sans à-coup. Les journées d'octobre commençaient à rafraichir la nature. Nos promenades équestres nous menaient à. la forêt de Montmorency. Cette forêt, très ombragée, était un lieu très agréable. En foulant le sol, on écrasait les feuilles sèches qui craquaient sous nos pas ! Quelle ne fut pas notre surprise en pénétrant dans ces bois ? Une forêt de châtaigniers ! La cueillette ne fut pas longue. On ramassait les châtaignes à profusion que l'on empilait dans des gros sacs ! On riait, on était heureux. La marche à pied dans la campagne nous faisait du bien. Notre curiosité des lieux nous mena dans la campagne environnante : Andilly, Soisy, et d'autres petites localités charmantes et accueillantes. Nous respirions un air frais et avions de la gaieté plein les yeux. On avait de quoi aimer la France. Le Maroc était très loin derrière nous.
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"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.
Précédemment : Son comportement me laissa indifférente. Je savais que mon ménage battait de l'aile.
Un départ précipité :
Après la guerre, un vent de folie changea le cours de ma vie. Le Maroc avait changé de statut. Je devais quitter ce pays qui n'était plus le mien. Avec les événements du Maroc, mon destin prit un tournant déterminant dans ma vie. En 1961, je quittai le pays pour la France. Dans ce nouveau pays, mon mari avait du mal à s'adapter. Pourtant son départ du Maroc à la sauvette aurait dû le faire réfléchir. Mais non ! Il a fallu l'amitié d'un inspecteur marocain pour lui faire comprendre qu'il était indésirable au Maroc. Le poste qui m'était attribué me convenait à peine. Il me fallait étudier si je voulais progresser. Une école d'administration me tendait les bras. Je m'y jetai à corps perdu. Ma vie professionnelle me passionnait pour sa diversité. Les collègues s'étaient rapprochées avec gentillesse et douceur. J'avais acquis la certitude que leur amitié me donnait des ailes. La France avait quelque chose de palpitant : égalité, fraternité. Je découvrais Paris, ville lumière, et son histoire de France apprise à l'école. Je décidai d'occuper mes loisirs en m'impliquant à des cours et à des concours de l'administration. Le but assigné me permit de réussir mieux ma carrière. Mes enfants avaient aussi besoin de moi. Leurs devoirs à faire étaient ma priorité. Puis une fois dans leur lit, je pouvais étudier jusqu'à une heure du matin. Je travaillais loin de ma résidence. Le matin je prenais le train pour la gare du Nord, puis l'autobus ou le métro pour le Palais Royal. Mon mari travaillait à Argenteuil à la CTU. Tôt le matin, il partait à son travail, et revenait se reposer vers 10 h à la maison, puis reprenait son travail dans la journée. I1 était libre le midi pour déjeuner avec les enfants. Mais sa patience avait des limites. Toujours sévère, sans jamais une gentillesse ni gâterie, la peur se lisait sur leur visage. Ils n'ont pas eu la vie facile avec leur père. Toujours grincheux et arrogant, les pauvres enfants le craignaient énormément. Mes responsabilités étaient mes principales obligations envers mes enfants. Je n'ai pu les satisfaire complètement étant moi-même absente du logis. Notre existence n'a pas toujours été triste. Il y eut, aussi, des jours très agréables sans la présence du père. Nos activités nous procuraient la joie d'être ensemble, mes enfants et moi. La vie s'effectua au cours des années, en voyages, en excursions dont les découvertes avaient une valeur fondamentale pour nous.
Les voyages en famille :
Au début de mon installation, en France, je gardai mes enfants à la maison durant les grandes vacances scolaires. Un jour, mes collègues m'informèrent des colonies de vacances du Ministère. La première année, j'eus du mal à les inscrire, même eux ne voulait rien savoir. J'adhérai, tout de même, à l'idée de mes collègues. J'envoyai mes enfants dans des colonies où l'ambiance avait de quoi les réjouir. Henry visita l'Angleterre durant un mois. Bernard visita la Corse. Son plus beau souvenir, la traversée de la méditerranée. Marie-Claire, trop jeune, en Savoie et la traversée du lac Léman. À l'âge de 18 ans, ma fille devint monitrice, à la demande de la Direction du Trésor dont j'étais employée. D'autres souvenirs dont je me souviens. Les diners au restaurant avec ma fille, à Paris, quand elle n'avait pas cours au Lycée d'Enghien. Le Théâtre Mogador, à Paris, le dimanche après-midi ! Que de moments agréables ensemble ! Le printemps se transforma en un été plein de douceur et aux nuits lumineuses. J'en profitai pour décider des vacances en Espagne, avec mes enfants. La Costa Brava nous tendit les bras. Ce fut un mois de rêve où mes enfants se sentaient libre de toute contrainte. Le père n'était pas là. De retour, chez nous, la vie reprit normalement. L'automne arriva sans à-coup. Les journées d'octobre commençaient à rafraichir la nature. Nos promenades équestres nous menaient à. la forêt de Montmorency. Cette forêt, très ombragée, était un lieu très agréable. En foulant le sol, on écrasait les feuilles sèches qui craquaient sous nos pas ! Quelle ne fut pas notre surprise en pénétrant dans ces bois ? Une forêt de châtaigniers ! La cueillette ne fut pas longue. On ramassait les châtaignes à profusion que l'on empilait dans des gros sacs ! On riait, on était heureux. La marche à pied dans la campagne nous faisait du bien. Notre curiosité des lieux nous mena dans la campagne environnante : Andilly, Soisy, et d'autres petites localités charmantes et accueillantes. Nous respirions un air frais et avions de la gaieté plein les yeux. On avait de quoi aimer la France. Le Maroc était très loin derrière nous.
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