Inconnu
Proverbe chinois.
Alexandre DUMAS
J. L. FOURNIER (Mon dernier cheveu noir)
Xavier de Maistre
Laure CONAN
?
Une robe de femme, doit être comme une plaidoirie : assez longue pour couvrir le sujet, assez courte pour être suivie.
(Anonyme)Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent; les autres sont célibataires.
Charles Baudelaire
Pierre DAC
Emily DICKINSON
Albert MEMMI
"Une Question est stupide tant qu'elle n'est pas posée"
Proverbe chinois...EDITORIAL 4
"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Nous sommes en mars 1941. La nature est verdoyante. Le printemps s'annonce beau. La campagne bourgeonne de belles fleurs et l'on voit pousser sur les branches des arbres de minuscules pousses, d'un joli vert tendre annonçant une saison précoce. Méhédia regorge de baigneurs. Sur tout le littoral marocain, de belles plages de sable fin foisonnent. Envahies par une foule d'estivants, profitant de ce beau temps, jeunes et moins jeunes s'adonnent à leurs jeux favoris. La 2è guerre mondiale annonce une période d'incertitude dans l'univers. L'Allemagne a tissé sa toile d'araignée englobant les pays de l'Est de l'Europe et en grande partie les pays Européens. Sans l'aide de l'Amérique, pour la liberté des peuples, les nazis resteront les maîtres du monde. Les États-Unis ont eux aussi un problème sur les bras. La guerre avec Japon.
Nous sommes le 8 novembre 1942 - la ville est endormie. Il est 5 h du matin. Dehors, le calme règne. Tout à coup, un bruit, d'abord léger, frappe nos oreille. Ce bruit s'intensifie et devient assourdissant. Le réveil est brutal. Toute la famille est debout. Les voisins aussi. Que se passe-t-il ? On nous dit que l'armée américaine est a nos portes ? Le déclenchement des combats s'est fait sans qu'on s'y attende. Dans Rabat, ville ouverte, des tracts ont été lancés pour avertir la population de leur présence dans le cie1 marocain et par mer, des bateaux de guerres amarrés à l'embouchure du Sebou. Personne n'a pris soin de nous avertir de leur arrivée imminente. Le général Noguès, alors nommé ambassadeur de France au Maroc, disciple du Maréchal Pétain, qui avait pris les rênes du pouvoir français en temps de guerre, crut bon de mettre les ordres de Vichy en pratique : combattre l'armée américaine. L'armée française, sans armement, sans artillerie et sans avions de combat, était vaincue d'avance. Les avions américains sont surpris de l'acharnement des français, à vouloir leur faire rebrousser chemin. Ne savent-ils pas que le vrai visage de la France, au Maroc, passe d'abord par Vichy, avec un traitre comme général, à la tête du pays? La bataille est déclenchée. Intriguée, je regarde par la fenêtre de la salle à manger qui a pignon sur la rue des Quais. Des avions de combats américains survolent notre territoire. Ils espèrent minimiser des pertes de vie dans la population civile. Plus loin, des éclairs suivis du lancement d'obus, venant de l'embouchure du Sebou se fait entendre. Nous craignons le pire. L'armée française leur barre le passage. Nos alliés, venus en ami, ont trouvé une résistance de traitre. Le cœur battant et la peur au ventre, nous voici calfeutrés chez nous, sans savoir ce qui nous attend. L'armée française a installé sa Défense Contre les Avions (DCA), sous un gros hêtre, près de chez nous. Vu l'emplacement de cette artillerie, le camouflage est grotesque. Pauvre de nous ! Cet armement est désuet pour vaincre une armée d'élites comme les américains. Peut-on s'imaginer à quel point cet affrontement est ridicule ? Pourquoi repousser un allié qui vous tend la main? Je doute fortement, qu'en tout état de cause, les investigateurs français n'ont pas répondu, comme il le fallait, à la bienséance d'une cause déjà perdue d'avance. Trois jours de guerre à Port-Lyautey fut un fiasco pour les troupes françaises. Comment décrire ce lamentable désastre ? Imaginez une troupe en décadence, circulant dans les rues de la ville, sans avoir jamais tiré un coup de feu ? Où se trouvent les ennemis de la France ? Pas les américains ! Mais les nazis en poste, au Maroc. L'incompétence d'un général en fuite laisse présager, sans aucun doute, une trahison de sa part dans une France en guerre. L'armée en déroute de Napoléon, à la bataille de la Bérézina en Russie, n'est pas comparable à celle du général Noguès, au Maroc. J'ai vu pleurer de pauvres soldats, jeunes pour la plupart, de désarroi et de colère contre leurs supérieurs, n'acceptant pas de mourir pour une cause qui ne les concerne pas. L'armée américaine était là pour aider la France contre l'occupation allemande. Sans discipline, l'air hagard, ils déambulaient sans but précis, avec leur fusil sur le dos et leurs bardas personnels en bandoulières. Ils avaient faim et soif. Ils venaient remplir leur gourde à la fontaine de l'habitant. L'artilleur de la DCA, n'avait rien d'un valeureux guerrier. Leurs armes à longue portée sur des avions de reconnaissance étaient des modèles anciens et sans efficacité. Atteindre son but était un pur hasard. Comment ne pas évoquer les horreurs de la guerre quand on y assiste? J'ai vu un avion américain, tombé en flamme, dans une raffinerie d'essence, près de chez nous. Ce spectacle fut affreux. Prise d'affolement, je pleurai sur le sort de ces jeunes aviateurs, venus nous délivrer des nazis et non mourir en pleine jeunesse.
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"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Nous sommes en mars 1941. La nature est verdoyante. Le printemps s'annonce beau. La campagne bourgeonne de belles fleurs et l'on voit pousser sur les branches des arbres de minuscules pousses, d'un joli vert tendre annonçant une saison précoce. Méhédia regorge de baigneurs. Sur tout le littoral marocain, de belles plages de sable fin foisonnent. Envahies par une foule d'estivants, profitant de ce beau temps, jeunes et moins jeunes s'adonnent à leurs jeux favoris. La 2è guerre mondiale annonce une période d'incertitude dans l'univers. L'Allemagne a tissé sa toile d'araignée englobant les pays de l'Est de l'Europe et en grande partie les pays Européens. Sans l'aide de l'Amérique, pour la liberté des peuples, les nazis resteront les maîtres du monde. Les États-Unis ont eux aussi un problème sur les bras. La guerre avec Japon.
Nous sommes le 8 novembre 1942 - la ville est endormie. Il est 5 h du matin. Dehors, le calme règne. Tout à coup, un bruit, d'abord léger, frappe nos oreille. Ce bruit s'intensifie et devient assourdissant. Le réveil est brutal. Toute la famille est debout. Les voisins aussi. Que se passe-t-il ? On nous dit que l'armée américaine est a nos portes ? Le déclenchement des combats s'est fait sans qu'on s'y attende. Dans Rabat, ville ouverte, des tracts ont été lancés pour avertir la population de leur présence dans le cie1 marocain et par mer, des bateaux de guerres amarrés à l'embouchure du Sebou. Personne n'a pris soin de nous avertir de leur arrivée imminente. Le général Noguès, alors nommé ambassadeur de France au Maroc, disciple du Maréchal Pétain, qui avait pris les rênes du pouvoir français en temps de guerre, crut bon de mettre les ordres de Vichy en pratique : combattre l'armée américaine. L'armée française, sans armement, sans artillerie et sans avions de combat, était vaincue d'avance. Les avions américains sont surpris de l'acharnement des français, à vouloir leur faire rebrousser chemin. Ne savent-ils pas que le vrai visage de la France, au Maroc, passe d'abord par Vichy, avec un traitre comme général, à la tête du pays? La bataille est déclenchée. Intriguée, je regarde par la fenêtre de la salle à manger qui a pignon sur la rue des Quais. Des avions de combats américains survolent notre territoire. Ils espèrent minimiser des pertes de vie dans la population civile. Plus loin, des éclairs suivis du lancement d'obus, venant de l'embouchure du Sebou se fait entendre. Nous craignons le pire. L'armée française leur barre le passage. Nos alliés, venus en ami, ont trouvé une résistance de traitre. Le cœur battant et la peur au ventre, nous voici calfeutrés chez nous, sans savoir ce qui nous attend. L'armée française a installé sa Défense Contre les Avions (DCA), sous un gros hêtre, près de chez nous. Vu l'emplacement de cette artillerie, le camouflage est grotesque. Pauvre de nous ! Cet armement est désuet pour vaincre une armée d'élites comme les américains. Peut-on s'imaginer à quel point cet affrontement est ridicule ? Pourquoi repousser un allié qui vous tend la main? Je doute fortement, qu'en tout état de cause, les investigateurs français n'ont pas répondu, comme il le fallait, à la bienséance d'une cause déjà perdue d'avance. Trois jours de guerre à Port-Lyautey fut un fiasco pour les troupes françaises. Comment décrire ce lamentable désastre ? Imaginez une troupe en décadence, circulant dans les rues de la ville, sans avoir jamais tiré un coup de feu ? Où se trouvent les ennemis de la France ? Pas les américains ! Mais les nazis en poste, au Maroc. L'incompétence d'un général en fuite laisse présager, sans aucun doute, une trahison de sa part dans une France en guerre. L'armée en déroute de Napoléon, à la bataille de la Bérézina en Russie, n'est pas comparable à celle du général Noguès, au Maroc. J'ai vu pleurer de pauvres soldats, jeunes pour la plupart, de désarroi et de colère contre leurs supérieurs, n'acceptant pas de mourir pour une cause qui ne les concerne pas. L'armée américaine était là pour aider la France contre l'occupation allemande. Sans discipline, l'air hagard, ils déambulaient sans but précis, avec leur fusil sur le dos et leurs bardas personnels en bandoulières. Ils avaient faim et soif. Ils venaient remplir leur gourde à la fontaine de l'habitant. L'artilleur de la DCA, n'avait rien d'un valeureux guerrier. Leurs armes à longue portée sur des avions de reconnaissance étaient des modèles anciens et sans efficacité. Atteindre son but était un pur hasard. Comment ne pas évoquer les horreurs de la guerre quand on y assiste? J'ai vu un avion américain, tombé en flamme, dans une raffinerie d'essence, près de chez nous. Ce spectacle fut affreux. Prise d'affolement, je pleurai sur le sort de ces jeunes aviateurs, venus nous délivrer des nazis et non mourir en pleine jeunesse.
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