Inconnu
Proverbe chinois.
Alexandre DUMAS
J. L. FOURNIER (Mon dernier cheveu noir)
Xavier de Maistre
Laure CONAN
?
Une robe de femme, doit être comme une plaidoirie : assez longue pour couvrir le sujet, assez courte pour être suivie.
(Anonyme)Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent; les autres sont célibataires.
Charles Baudelaire
Pierre DAC
Emily DICKINSON
Albert MEMMI
"Une Question est stupide tant qu'elle n'est pas posée"
Proverbe chinois...EDITORIAL 4
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"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Précédemment : Il veut accompagner ces demoiselles dans leur déplacement. La journée s'annonce magnifique. Je suis impatiente de prendre la route.
À la gare, la salle d'attente est remplie de monde attendant le train en direction du Sud. Les guichets de billets sont pris d'assaut par des clients de toutes classes. Les billets en main, nous attendons le mastodonte.
- Il arrive ! Crie ma sœur ; le voilà, le train. Toute excitée, elle avance à pas rapide, de peur de le manquer. À l'arrêt, tout le monde descend, d'autres montent en se bousculant. Les places sont prises par des gens agiles. Mais nous avons nos places assises. Durant le trajet, je contemple le paysage qui défile sous mes yeux La campagne s'étend à perte de vue. C'est tout simplement magnifique. Accoudée à la fenêtre du train, je découvre une campagne riche d'un parfum printanier, que dégagent toutes ces fleurs des champs. Nous voici arrivées à Casa, la grande ville dont on parle tant. Le même scénario se joue : descente du train, bousculade, queue devant les guichets de billets, la course pour se placer dans les wagons. Jouer des coudes au milieu d'une population dense devient risqué. Nous sortons de la gare avec précipitation. Pour la première fois, loin de chez nous, maman, en mère poule, nous fait des recommandations. Une mésaventure pourrait nous arriver sans qu'on n'y prenne garde ! La journée est déjà entamée pour une visite des lieux (le jardin botanique, musée d'art marocain, musée de la culture, musée de l'homme, etc., la ville avec ses gratte-ciels). Toute cette architecture moderne vaut la peine de se déplacer. Une journée n'est pas suffisante pour visiter une si grande ville. Mais nous ferons de notre mieux pour en garder le meilleur souvenir. L'aventure commence par la visite des musées dont la beauté, le style et l'art nous fascine. La promenade dans la ville est géniale. Le temps est si court qu'on n'a pas un instant à perdre. Le parcours terminé, nous mène à l'heure du déjeuner. Au restaurant, bien installées autour de la table, nos discussions reprennent de plus belles. L'enthousiasme qui nous anime, attire les regards de nos voisins de table. Le serveur prend les commandes avec beaucoup de déférence, puis s'éloigne, un sourire aux lèvres. Sans apporter une importance particulière à notre comportement, ma sœur Odette me dit :
- Ne te retourne pas. À côté, on nous regarde avec insistance !
- Crois-tu qu'on intéresse les gens ? On n'a rien de spécial !
- Non, mais je remarque simplement que nous ne passons pas inaperçues.
Le serveur aimablement pose le plat devant chacun de nous. C'est appétissant et nous mangeons avec appétit. Les plats choisis bien préparés sont un délice. Le dessert aussi délicieux que les repas chatouillait notre palais. Le repas terminé, voici le café. Un homme, dans la cinquantaine, très distingué nous aborde en souriant. À son approche, je fus séduite par son allure débonnaire. Il se mit à nous questionner sans enfreindre la bienséance et sans malice.
- Êtes-vous des artistes, mesdemoiselles ?
- Sommes-nous des artistes ? Dit Léo, d'un air amusé.
- Ce jeune homme est-il votre manager ? Demande-t-il gentiment.
- Non, monsieur ! Qui vous fait croire cela ? Que nous sommes des touristes ?
Devant notre sourire béat, il se présenta à nous.
- Je me présente : Robert Gemme, patron des produits de beauté pour la femme, Gemme international. Notre production est connue dans le monde entier. On se présente à notre tour : ma sœur aînée Anaïs, je suis la cadette Léonie, la troisième Odette et la quatrième Renée-Solange.
- Charmé de faire votre connaissance mesdemoiselles.
- Renée connaît sûrement vos produits. Elle adore tout ce qui fait la beauté de la femme ! Dis-je en riant. Je croyais rêver debout. Ce riche monsieur nous a remarqués sans avoir eu besoin de nous présenter au préalable ? Il y a quelques minutes à peine, nous étions des inconnues. Son sourire charmant nous subjugua. Il me semblait que sa présence, à nos côtés, paraissait irréelle. Le clin d'œil du destin ? En quoi cela nous concernait. Une nouvelle connaissance, sans plus. En remarquant notre petit groupe, monsieur Gemme avait tôt fait de conclure quant à notre supposé métier. Nous prendre pour des artistes ? Le jeu en valait la chandelle. Après tout, pourquoi pas ? Plus malines, nous aurions pu faire planer le mystère. Mais était-il sérieux dans sa démarche ? Sa conversation, toujours dans la bienséance, démontrait un personnage exceptionnel. Quelle gentillesse dans ses manières ! Faire sa connaissance fut un plaisir et un honneur pour nous. Le diner terminé, il nous proposa un baptême de l'air dans son jet personnel. Survoler Casablanca, c'était l'idéale. - Êtes-vous déjà montées en avion, Mesdemoiselles ?
- Non ! Monsieur.
- Je vous propose le baptême de l'air sur Casablanca. Vous êtes quatre, malheureusement il n'y a que trois siège. Une devra rester au sol.
Vous pouvez réagir ICI
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"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Précédemment : Il veut accompagner ces demoiselles dans leur déplacement. La journée s'annonce magnifique. Je suis impatiente de prendre la route.
À la gare, la salle d'attente est remplie de monde attendant le train en direction du Sud. Les guichets de billets sont pris d'assaut par des clients de toutes classes. Les billets en main, nous attendons le mastodonte.
- Il arrive ! Crie ma sœur ; le voilà, le train. Toute excitée, elle avance à pas rapide, de peur de le manquer. À l'arrêt, tout le monde descend, d'autres montent en se bousculant. Les places sont prises par des gens agiles. Mais nous avons nos places assises. Durant le trajet, je contemple le paysage qui défile sous mes yeux La campagne s'étend à perte de vue. C'est tout simplement magnifique. Accoudée à la fenêtre du train, je découvre une campagne riche d'un parfum printanier, que dégagent toutes ces fleurs des champs. Nous voici arrivées à Casa, la grande ville dont on parle tant. Le même scénario se joue : descente du train, bousculade, queue devant les guichets de billets, la course pour se placer dans les wagons. Jouer des coudes au milieu d'une population dense devient risqué. Nous sortons de la gare avec précipitation. Pour la première fois, loin de chez nous, maman, en mère poule, nous fait des recommandations. Une mésaventure pourrait nous arriver sans qu'on n'y prenne garde ! La journée est déjà entamée pour une visite des lieux (le jardin botanique, musée d'art marocain, musée de la culture, musée de l'homme, etc., la ville avec ses gratte-ciels). Toute cette architecture moderne vaut la peine de se déplacer. Une journée n'est pas suffisante pour visiter une si grande ville. Mais nous ferons de notre mieux pour en garder le meilleur souvenir. L'aventure commence par la visite des musées dont la beauté, le style et l'art nous fascine. La promenade dans la ville est géniale. Le temps est si court qu'on n'a pas un instant à perdre. Le parcours terminé, nous mène à l'heure du déjeuner. Au restaurant, bien installées autour de la table, nos discussions reprennent de plus belles. L'enthousiasme qui nous anime, attire les regards de nos voisins de table. Le serveur prend les commandes avec beaucoup de déférence, puis s'éloigne, un sourire aux lèvres. Sans apporter une importance particulière à notre comportement, ma sœur Odette me dit :
- Ne te retourne pas. À côté, on nous regarde avec insistance !
- Crois-tu qu'on intéresse les gens ? On n'a rien de spécial !
- Non, mais je remarque simplement que nous ne passons pas inaperçues.
Le serveur aimablement pose le plat devant chacun de nous. C'est appétissant et nous mangeons avec appétit. Les plats choisis bien préparés sont un délice. Le dessert aussi délicieux que les repas chatouillait notre palais. Le repas terminé, voici le café. Un homme, dans la cinquantaine, très distingué nous aborde en souriant. À son approche, je fus séduite par son allure débonnaire. Il se mit à nous questionner sans enfreindre la bienséance et sans malice.
- Êtes-vous des artistes, mesdemoiselles ?
- Sommes-nous des artistes ? Dit Léo, d'un air amusé.
- Ce jeune homme est-il votre manager ? Demande-t-il gentiment.
- Non, monsieur ! Qui vous fait croire cela ? Que nous sommes des touristes ?
Devant notre sourire béat, il se présenta à nous.
- Je me présente : Robert Gemme, patron des produits de beauté pour la femme, Gemme international. Notre production est connue dans le monde entier. On se présente à notre tour : ma sœur aînée Anaïs, je suis la cadette Léonie, la troisième Odette et la quatrième Renée-Solange.
- Charmé de faire votre connaissance mesdemoiselles.
- Renée connaît sûrement vos produits. Elle adore tout ce qui fait la beauté de la femme ! Dis-je en riant. Je croyais rêver debout. Ce riche monsieur nous a remarqués sans avoir eu besoin de nous présenter au préalable ? Il y a quelques minutes à peine, nous étions des inconnues. Son sourire charmant nous subjugua. Il me semblait que sa présence, à nos côtés, paraissait irréelle. Le clin d'œil du destin ? En quoi cela nous concernait. Une nouvelle connaissance, sans plus. En remarquant notre petit groupe, monsieur Gemme avait tôt fait de conclure quant à notre supposé métier. Nous prendre pour des artistes ? Le jeu en valait la chandelle. Après tout, pourquoi pas ? Plus malines, nous aurions pu faire planer le mystère. Mais était-il sérieux dans sa démarche ? Sa conversation, toujours dans la bienséance, démontrait un personnage exceptionnel. Quelle gentillesse dans ses manières ! Faire sa connaissance fut un plaisir et un honneur pour nous. Le diner terminé, il nous proposa un baptême de l'air dans son jet personnel. Survoler Casablanca, c'était l'idéale. - Êtes-vous déjà montées en avion, Mesdemoiselles ?
- Non ! Monsieur.
- Je vous propose le baptême de l'air sur Casablanca. Vous êtes quatre, malheureusement il n'y a que trois siège. Une devra rester au sol.
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