Inconnu
Proverbe chinois.
Alexandre DUMAS
J. L. FOURNIER (Mon dernier cheveu noir)
Xavier de Maistre
Laure CONAN
?
Une robe de femme, doit être comme une plaidoirie : assez longue pour couvrir le sujet, assez courte pour être suivie.
(Anonyme)Certains hommes n'ont que ce qu'ils méritent; les autres sont célibataires.
Charles Baudelaire
Pierre DAC
Emily DICKINSON
Albert MEMMI
"Une Question est stupide tant qu'elle n'est pas posée"
Proverbe chinois...EDITORIAL 2
"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Précédemment : Ce spectacle fut affreux. Prise d'affolement, je pleurai sur le sort de ces jeunes aviateurs, venus nous délivrer des nazis et non mourir en pleine jeunesse.
Je gardais une image dans ma tête. Une tristesse envahie mon cœur sans que je puisse m'en défaire. À l'embouchure du Sebou, les bateaux de guerre américains sont en activité. Le lancement des obus nous fait frémir d'angoisse. Nos craintes deviennent hallucinantes. Je me tenais près de la fenêtre de la salle à manger, curieuse de voir ce qui se passait dehors. Ma mère, sentant le danger, me pria de quitter la chambre. À peine la porte fermée, une balle perdue venue du ciel, fracassa la vitre et alla se loger dans le miroir de la desserte. Imaginez l'horreur si j'étais restée collée à la fenêtre ? Les hostilités en cours peuvent paraître inquiétantes, mais les trois jours de combat, dans les rues de la ville, ressemblent à une production cinématographique dont les acteurs principaux seraient les soldats de la dernière heure. Mieux encore, les SS se sont enfuient, déguisés en bédouins, vers l'intérieur des terres. L'armée française leur court après. L'armée américaine plus rapide les intercepte à Petit-Jean. Voilà les ennemis de la France, menottés et emprisonnés. Trois jours de guerre, seulement, ont permis aux libérateurs américains, de balayer l'armée française d'un seul coup de pouce. Quant au général Noguès, il se sauva au Portugal. Sa position de traitre à la patrie, lui vaut la Cour Martiale devant la Justice militaire. Le Portugal n'a pas, dans son pays, le statut d'extradition pour le renvoyer en France, auprès de ses juges. Toutefois, il fut jugé et condamné par contumace. L'exil a été sa punition.
En 1943, la guerre continue à sévir en Europe. Au Maroc, des régiments entiers font leur apparition et se transforment en bataillon de choc. Leur départ sur les fronts de France est imminent. En attendant de quitter le sol marocain, l'armée à besoin d'espace pour loger tout ce monde. Elle réquisitionne des emplacements civils pour en faire des casernes. C'est ainsi que la Coloniale (régiment de sénégalais, entouré d'une section de jeunes recrues françaises venues de la France libre), trouva refuge dans notre quartier.
Le Sultan Mohamed V en exil :
En 1952, le Sultan veut rendre caduc le traité de 1912. Sa Majesté Mohammed V cherche un compromis pour garder sa couronne et reprendre son indépendant. La France fait la sourde-oreille. Le Sultan subit des pressions de la France mais le peuple marocain se révolte et lui apporte son soutien. Le Monarque est destitué. On y met à sa place, un vieux cousin, Mohamed ben Arafa, qui ne fait pas de politique. Malgré lui, il se voit investir de la couronne royale, malgré son refus. Il ne désire nullement prendre la place de son cousin Mohammed V. Il est vieux et veut rester loin des tracas politiques de la nation marocaine. En 1953, des événements cruciaux se précipitent entre la France et le Maroc. Le Souverain mit au secret est déporté avec sa suite, à l'île de Madagascar île française. Mohammed V subit sa déportation comme celle de Napoléon à l'île d'Elbe. Le peuple marocain réagit violemment contre la décision de la France : la déportation du Sultan Mohammed V. De violentes confrontations s'ensuivent contre les français. Trois ans plus tard, en 1955, le retour du Monarque apaise la rogne des marocains. Le peuple, en liesse, acclame la libération du Sultan avec enthousiasme. La rue Dar el Magzen est bondée. Tous se dirigent vers le palais du roi. Je me poste, dehors, curieuse de mouvement humain. J'aperçois, tout à coup, un groupe d'hommes à la peau bleue, mais un bleu ciel, dans leur habit tout bleu. Ils viennent des montagnes du Sud marocain prêtaient allégeance à leur roi. Leur visage avait la couleur de leur vêtement, bleu. On les appelle les, hommes bleus. On est surpris de leur couleur quand ou les voit pour la première fois.
En 1956, l'indépendance du Maroc est proclamée. Le monarque prend le titre de roi du Maroc (à la place de sultan). Ses sujets sont fiers de le saluer en vainqueur. A la table des négociations, Edgar Faure, président du Conseil et le ministre des Affaires Étrangères, Antoine Pinay, signent au nom de la France, la restitution du Maroc à Mohammed V. Ce pays retrouve son autonomie Le 3 mars 1956 l'indépendance du Maroc est \ proclamée, orgueil de tout un peuple.
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"Le Maroc de ma jeunesse" L. Trojman.

Précédemment : Ce spectacle fut affreux. Prise d'affolement, je pleurai sur le sort de ces jeunes aviateurs, venus nous délivrer des nazis et non mourir en pleine jeunesse.
Je gardais une image dans ma tête. Une tristesse envahie mon cœur sans que je puisse m'en défaire. À l'embouchure du Sebou, les bateaux de guerre américains sont en activité. Le lancement des obus nous fait frémir d'angoisse. Nos craintes deviennent hallucinantes. Je me tenais près de la fenêtre de la salle à manger, curieuse de voir ce qui se passait dehors. Ma mère, sentant le danger, me pria de quitter la chambre. À peine la porte fermée, une balle perdue venue du ciel, fracassa la vitre et alla se loger dans le miroir de la desserte. Imaginez l'horreur si j'étais restée collée à la fenêtre ? Les hostilités en cours peuvent paraître inquiétantes, mais les trois jours de combat, dans les rues de la ville, ressemblent à une production cinématographique dont les acteurs principaux seraient les soldats de la dernière heure. Mieux encore, les SS se sont enfuient, déguisés en bédouins, vers l'intérieur des terres. L'armée française leur court après. L'armée américaine plus rapide les intercepte à Petit-Jean. Voilà les ennemis de la France, menottés et emprisonnés. Trois jours de guerre, seulement, ont permis aux libérateurs américains, de balayer l'armée française d'un seul coup de pouce. Quant au général Noguès, il se sauva au Portugal. Sa position de traitre à la patrie, lui vaut la Cour Martiale devant la Justice militaire. Le Portugal n'a pas, dans son pays, le statut d'extradition pour le renvoyer en France, auprès de ses juges. Toutefois, il fut jugé et condamné par contumace. L'exil a été sa punition.
En 1943, la guerre continue à sévir en Europe. Au Maroc, des régiments entiers font leur apparition et se transforment en bataillon de choc. Leur départ sur les fronts de France est imminent. En attendant de quitter le sol marocain, l'armée à besoin d'espace pour loger tout ce monde. Elle réquisitionne des emplacements civils pour en faire des casernes. C'est ainsi que la Coloniale (régiment de sénégalais, entouré d'une section de jeunes recrues françaises venues de la France libre), trouva refuge dans notre quartier.
Le Sultan Mohamed V en exil :
En 1952, le Sultan veut rendre caduc le traité de 1912. Sa Majesté Mohammed V cherche un compromis pour garder sa couronne et reprendre son indépendant. La France fait la sourde-oreille. Le Sultan subit des pressions de la France mais le peuple marocain se révolte et lui apporte son soutien. Le Monarque est destitué. On y met à sa place, un vieux cousin, Mohamed ben Arafa, qui ne fait pas de politique. Malgré lui, il se voit investir de la couronne royale, malgré son refus. Il ne désire nullement prendre la place de son cousin Mohammed V. Il est vieux et veut rester loin des tracas politiques de la nation marocaine. En 1953, des événements cruciaux se précipitent entre la France et le Maroc. Le Souverain mit au secret est déporté avec sa suite, à l'île de Madagascar île française. Mohammed V subit sa déportation comme celle de Napoléon à l'île d'Elbe. Le peuple marocain réagit violemment contre la décision de la France : la déportation du Sultan Mohammed V. De violentes confrontations s'ensuivent contre les français. Trois ans plus tard, en 1955, le retour du Monarque apaise la rogne des marocains. Le peuple, en liesse, acclame la libération du Sultan avec enthousiasme. La rue Dar el Magzen est bondée. Tous se dirigent vers le palais du roi. Je me poste, dehors, curieuse de mouvement humain. J'aperçois, tout à coup, un groupe d'hommes à la peau bleue, mais un bleu ciel, dans leur habit tout bleu. Ils viennent des montagnes du Sud marocain prêtaient allégeance à leur roi. Leur visage avait la couleur de leur vêtement, bleu. On les appelle les, hommes bleus. On est surpris de leur couleur quand ou les voit pour la première fois.
En 1956, l'indépendance du Maroc est proclamée. Le monarque prend le titre de roi du Maroc (à la place de sultan). Ses sujets sont fiers de le saluer en vainqueur. A la table des négociations, Edgar Faure, président du Conseil et le ministre des Affaires Étrangères, Antoine Pinay, signent au nom de la France, la restitution du Maroc à Mohammed V. Ce pays retrouve son autonomie Le 3 mars 1956 l'indépendance du Maroc est \ proclamée, orgueil de tout un peuple.
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