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On en discute ! (Forum) - SOUVENIRS 1925-1960 - Le port


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actif  Sujet n° 227

le 05/08/2018 : 17:44
par cherghi

cherghi

519 messages

Le capitaine du M/S Diola se tenait sur la passerelle, à côté de l’homme de barre, il souriait en regardant avec ses jumelles car

  À l’embouchure du Sebou, aucun navire ne l’avait précédé et, dès la marée haute, le DIOLA serait le premier à franchir la passe et remonterait  le fleuve jusqu'à sa destination : Port –Lyautey .Il avait quitté son port d’attache en Normandie et se trouvait à présent au large de Mehdia.

   Le navire renversa la vapeur et à un demi-mile de la jetée, son ancre fut lâchée.  Une partie de l’équipage vint se placer près du bastingage pour admirer Mehdia, sa plage, son soleil …ainsi que ces deux risques – tout  qui plongeaient de la jetée  et s’approchaient en crawlant,  de la chaine d’ancre. Ils applaudirent car ils les connaissaient …L’eau à la sortie du fleuve avait une couleur ocre : celle des alluvions du fleuve… mais l’heure passait et la marée montante  rendit à l’océan sa belle couleur verte .Une sirène retentit et l’équipage salua  l’arrivée du remorqueur qui amenait le pilote qui allait les guider jusqu’au port, à environ  sept miles à l’intérieur des terres.

Le Diola remonta le Sebou avec précaution .Il longea la madrague où les thoniers étaient très affairés  sur leurs chalutiers . Un avion de la base aéronavale le survola . Le port serait bientôt en vue et le pilote redoubla d’attention car il arrivait à proximité du club d’aviron , alors le Diola ralentit en vue des quais et majestueusement il accosta .

 L’avant veille, des camions avaient déposé dans un hangar du port leur chargement de riz qui provenait de la plaine du Gharb , riz qui avait gagné la coupe d’or du meilleur riz du monde. Je travaillais à la Sté Générale De Surveillance   qui était sollicitée par les acheteurs de toute l’Europe pour garantir la qualité , la quantité , le dédouanement et l’embarquement  des céréales marocains. Je m’assurais que  le nombre et le poids des sacs était conforme ,je prélevais avec une sonde, du riz que notre spécialiste allait analyser comme il le faisait pour le blé, le soja , le sorgo , l’avoine, etc …Muni des documents nécessaires je me rendais au bureau de douane et un inspecteur ,après avoir vérifié les document et contrôlé les sacs ( et prélevé une petite quantité de riz pour son usage personnel   J )accordait l’autorisation d’embarquement ..Tout était prêt pour l’embarquement .

( A suivre )

Guy Simon

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Réponse n° 1
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le 07/08/2018 : 16:06
par cherghi

cherghi

520 messages

Je contactais Slimane qui dirigeait une petite équipe de dockers .Après le feu vert de la douane et de l'officier de bord , les gars transportèrent les sacs de riz vers la grue qui les déposa à font de cale. 2h. plus tard, le Diola larguait ses amarres, cap : Le Havre .

Un bateau hollandais, le Spolanda ,venait accoster. On entendait des bruits étranges émanant de la cale ; curieux je revins plus tard accompagné d'autres commis en douane. J'interrogeais un des marins qui était descendu sur le quai, il me dit que son bateau transportait une cargaison de tortues vivantes !!! puis il me dit qu'il faisait la collection de petites cuillères décorées aux couleurs des pays où son bateau faisait escale. Je lui promis de lui en trouver une ce qui fut le cas chez Miraval. En remerciement il m'offrit une tortue que je nommais Spolanda et qui vécu, heureuse dans notre jardin rue Fryatt. biggrin

 Lors des escales, des marins passaient beaucoup de temps à faire des travaux de peinture sur la coque afin de les protéger de la rouille mais certains cargos étaient dans un état lamentable : les grecs. Il parait que ces ruines flottantes appartenaient à un certain Onasis .smile

   Un jour, mon directeur, M.Le Moel me dit que le lendemain il fallait  que je de me rende aux docks silos afin de contrôler un chargement de maïs. Il m'expliqua en quoi consistait ce travail. Donc, le lendemain je me rendis sur place, un gars m'attendait et je le suivis jusqu'au sommet des silos. Quelle vue superbe sur la ville, ses environs , le port .Il fallait attendre qu'un cargo se place face à la rampe qui partait du sommet vers la cale. Mon rôle étant de vérifier le tonnage chargé. Le système se mit à fonctionner : le maïs s'écoula dans un bruit infernal dans la ''balance '' qui, une fois pleine, laissa s'écouler les céréales vers la cale du cargo. Un compteur indiquait le poids de ce largage et je devais noter ce poids à chaque fois. Au bout de plus de deux heures, la cale étant pleine, je quittais mon poste complètement assourdi. eek

(A suivre...)

Guy Simon

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Réponse n° 2
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le 08/08/2018 : 14:59
par cherghi

cherghi

521 messages

 Dans les entrepôts , les sacs reposaient sur des palettes en bois et il arrivait , malgré la vigilance du magasinier marocain que des rats se glissent sous ses palettes et attaquent la toile de jute et se nourrissent des céréales .Quand les dockers retiraient les sacs , les rats détalaient dans l'entrepôt et , parfois , avec mon estac ( lance pierres pour les boujadis ) j'en dégommais un sous les applaudissements du magasinier et des dockers . Les rats  posaient des problèmes aux cargos qui , afin de les empêcher de monter à bord , fixaient des espèces d'entonnoirs métalliques sur les cordes d'amarrage .

.Le seul endroit préservé était le hangar aux bananes qui était réfrigéré .Quand le '' bananier '' accostait , nous attendions le déchargement car nous pouvions acheter les bananes mures pour un prix dérisoire  .Nous nous installions sur les escaliers de la douane et nous nous régalions .A ce moment , un douanier marocain , le chibani de l'équipe , venait près de nous et nous lui offrions qqs bananes.Il riait de nos blagues et , parfois , il en perdait son dentier  smile .

 Les dockers , pendant leur pose , s'asseyaient  en rond sur le sol et un marchand de thé vert venait les servir  .J'étais étonné de ne pas être invité alors que je m'entendais très bien avec eux jusqu'au jour où je vis , très brièvement , qu'ils se passaient une pipe en terre , avec un long tuyau  ! Ils se mirent à rire en me voyant et me firent signe de ne pas en parler .Je ne comprenais pas pourquoi , mais , ayant inspiré brièvement et par accident un peu de fumée , ma tête se mit à tourner , et je m'éloignais en zigzagant. cry

Guy Simon

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Réponse n° 3
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le 08/08/2018 : 15:49
par cherghi

cherghi

523 messages

 Le matin, j'avais pour consigne de passer au port et noter le nom des cargos qui étaient à quai et , un matin, qu'elle fut ma surprise de voir un sous marin qui venait d'accoster entre deux bateaux. Je me suis toujours demandé comment ce sous marin avait rejoint le port car je ne pense pas que notre pilote avait les compétences pour barrer cet engin. Jeanne F. m'a raconté que, pendant la guerre, il n'était pas rare de voir des sous marins remonter le Sebou et rejoindre le port .confused

Au fait, savez vous que le nom SEBOU vient du berbère AS ( lieu ) et BUR ( marécage )  ?biggrin

sous_marin.jpg

Guy Simon

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Réponse n° 4
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le 08/08/2018 : 17:02
par cherghi

cherghi

524 messages

Un de mes copain qui était employé chez un transitaire me dit qu'il y avait, sur le port, des wagons de marchandises chargés de papier. Curieux, nous sommes montés sur un de ces wagons et, surprise, il y avait de vieux journaux mais également des BD américaines : Superman, Spiderman, Mandrak etc ...Nous nous sommes servis,avons informés nos autres collègues qui en ont fait autant mais, le problème était de sortir du port car un douanier surveillait la sortie. Nous lui avons montré notre butin alors, très intéressé, il nous a demandé d'aller chercher qqs BD pour son usage personnel et nous avons pu sortir sans encombre. Le lendemain, un autre douanier m'a demandé discrètement de lui fournir également de la lecture, bien que ce soit écrit en anglais. Nous n'avons jamais su quelle était la destination de ce papier. cool

Guy Simon

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Réponse n° 5
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le 12/08/2018 : 09:07
par gerard

gerard

244 messages

bravo Guy,ton histoire du Port est fort bien racontée et débute presque comme un roman (une idée peut etre!)

  L'anecdote des tortues dans le cargo hollandais est réelle car les Bataves etaient friands de (turtle soup) et ont décimé ces pauvres bètes!

Heureusement cette pratique est maintenant interdite (j'espere!!)

Bravo encore et que d'autres se joignent à toi pour raconter des histoires du Port !!tongue

g champy

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Quand on ne fait pas tout pour être le premier pour le devenir ou le rester, on ne demeure pas le deuxième on tombe fatalement le dernier. Maréchal LYAUTEY.