Entre Nous
Note n°3089
Jo Andres: mon témoignage.
C’est avec une grande émotion, et même plus, que j’écris ces quelques lignes en témoignage de Jo, que j’appelais simplement Andres à l’époque dont je vais vous parler.
En quittant l’armée, je décide de retourner au pays, c’était en 1963. Arrivé à Kénitra, je suis en recherche d’emploi, la CMCP, grande industrie du carton et papier m’attire, je postule pour un poste d’électricien . Au service électrique, je fais la connaissance de Jo qui m’accueille, c’est mon supérieur hiérarchique. Bien sûr j’avais des diplômes, mais sur le terrain industriel je ne connaissais pas grand-chose. Le « courant » passe très bien entre nous, et nous nous lions d’amitié, je dirai même d’une amitié indélébile.
Et là Jo, tu m’apprends tout sur le terrain, ta façon de travailler, de ne rien laisser au hasard, de commander une équipe, de dépanner au plus vite mais en toute sécurité, et tout cela avec une très grande rigueur. Tu réponds toujours présent quand on t’appelle pour un dépannage de nuit. Les chaines fonctionnent en continu avec un arrêt toutes les 4 semaines environ. Les matins de mise en route, vers 3h30 tu passes me prendre, et en musique nous rejoignons l’usine. Sur le site, tu m’indiques et j’enregistre toutes les opérations à réaliser dés que les turbos ont atteint leur régime. A l’époque toutes ces manipulations se faisaient manuellement et non par automat comme aujourd’hui, et il ne fallait pas se tromper, à 5 h tout est prêt, la fabrication peut commencer les mises en route des chaine. Moi, j’emboîte le pas. Je me rends compte lorsque tu parts en vacances et que je te remplace, tout le travail que tu accomplis pendant toute l’année.
Pour moi je suis tombé dans une bonne école, et surtout avec un très bon maître.
Quelques années plus tard, ta fille est fille d’honneur à notre mariage, et Christiane ton épouse a confectionné la robe de mariée de Lydie.
Tu joues au foot dans l’équipe de la CMCP et l’on retrouve toujours ta joie, ta bonne humeur, et ton entrain .
Nous travaillons 7 ans ensemble dans le même service, et puis lors de la marocanisation des postes, nos chemins se séparent .
Quel plaisir et quelle joie de se retrouver 30 ans plus tard à la première biennale de l’AAKPPA à Pau. Que de souvenirs et d’anecdotes passés ensemble nous reviennent. Régulièrement on se retrouve aux Estartits où ta place avec Christiane n’est pas sur une chaise, mais sur la piste de danse. Tu nous montres la joie de vivre, tu plaisantes, tu nous racontes encore des choses de là-bas, mais la musique prend toujours le dessus
Jo, j’ai écrit ces quelques lignes pour toi, pour Christiane, pour tes enfants et petits enfants, pour que l’on sache que tu as laissé ton empreinte quelque part, pour que l’on sache qui tu as été.
Ce soir je suis triste et j’ai beaucoup de peine, Adieu JO ANDRES, tu m’accueilleras à nouveau là haut ; tu me connais.
Camille
C’est avec une grande émotion, et même plus, que j’écris ces quelques lignes en témoignage de Jo, que j’appelais simplement Andres à l’époque dont je vais vous parler.
En quittant l’armée, je décide de retourner au pays, c’était en 1963. Arrivé à Kénitra, je suis en recherche d’emploi, la CMCP, grande industrie du carton et papier m’attire, je postule pour un poste d’électricien . Au service électrique, je fais la connaissance de Jo qui m’accueille, c’est mon supérieur hiérarchique. Bien sûr j’avais des diplômes, mais sur le terrain industriel je ne connaissais pas grand-chose. Le « courant » passe très bien entre nous, et nous nous lions d’amitié, je dirai même d’une amitié indélébile.
Et là Jo, tu m’apprends tout sur le terrain, ta façon de travailler, de ne rien laisser au hasard, de commander une équipe, de dépanner au plus vite mais en toute sécurité, et tout cela avec une très grande rigueur. Tu réponds toujours présent quand on t’appelle pour un dépannage de nuit. Les chaines fonctionnent en continu avec un arrêt toutes les 4 semaines environ. Les matins de mise en route, vers 3h30 tu passes me prendre, et en musique nous rejoignons l’usine. Sur le site, tu m’indiques et j’enregistre toutes les opérations à réaliser dés que les turbos ont atteint leur régime. A l’époque toutes ces manipulations se faisaient manuellement et non par automat comme aujourd’hui, et il ne fallait pas se tromper, à 5 h tout est prêt, la fabrication peut commencer les mises en route des chaine. Moi, j’emboîte le pas. Je me rends compte lorsque tu parts en vacances et que je te remplace, tout le travail que tu accomplis pendant toute l’année.
Pour moi je suis tombé dans une bonne école, et surtout avec un très bon maître.
Quelques années plus tard, ta fille est fille d’honneur à notre mariage, et Christiane ton épouse a confectionné la robe de mariée de Lydie.
Tu joues au foot dans l’équipe de la CMCP et l’on retrouve toujours ta joie, ta bonne humeur, et ton entrain .
Nous travaillons 7 ans ensemble dans le même service, et puis lors de la marocanisation des postes, nos chemins se séparent .
Quel plaisir et quelle joie de se retrouver 30 ans plus tard à la première biennale de l’AAKPPA à Pau. Que de souvenirs et d’anecdotes passés ensemble nous reviennent. Régulièrement on se retrouve aux Estartits où ta place avec Christiane n’est pas sur une chaise, mais sur la piste de danse. Tu nous montres la joie de vivre, tu plaisantes, tu nous racontes encore des choses de là-bas, mais la musique prend toujours le dessus
Jo, j’ai écrit ces quelques lignes pour toi, pour Christiane, pour tes enfants et petits enfants, pour que l’on sache que tu as laissé ton empreinte quelque part, pour que l’on sache qui tu as été.
Ce soir je suis triste et j’ai beaucoup de peine, Adieu JO ANDRES, tu m’accueilleras à nouveau là haut ; tu me connais.
Camille
